En janvier dernier, le directeur de la Saline royale Hubert Tassy présentait la saison à venir, chapitre 2026 qui avait déjà commencé à s’écrire en fin d’année dernière avec une exposition rétrospective du son et lumière Lux Salina (voir notre article). Une année qui sera également sous le double signe du cinéma et du monde des insectes !
Après Jules Verne, Folon, Hugo Pratt, la saline délaisse les grands créateurs pour s’intéresser à l’illusion au sens large (du cinéma aux fake news). Commande passée à Marc Benaich, qui avait déjà conçu la belle exposition pour les soixante ans de Woodstock en 2019, la nouvelle exposition, baptisée Mystification, Architecture et cinéma, la quête de l’illusion, s’ouvrira le 1er mai prochain. Une exposition qui sera “une éducation à l’image, à ce qu’on voit, à ce qu’on croit voir”, explique Hubert Tassy. “On a l’impression que l’architecture est ancrée dans le réel, c’est de la pierre. Mais là aussi, l’architecture est faite de trompe-l’œil, de biais, est là pour impressionner”, a fait remarquer Marc Benaich. L’exposition regroupera ainsi le premier et le septième arts, et en cinq chapitres nous transportera entre ces deux mondes, pour traiter de thématiques comme les fondations de l’illusion ou encore la manière dont le cinéma influence l’architecture.

Hubert Tassy présentant la nouvelle saison de la Saline royale le 27 janvier dernier – Photo : Diversions
Quant au Festival des Jardins en juin, son thème sera la métamorphose, et celle des insectes en particulier, biodiversité si chère à la Saline royale. Cet été, les Nuits de la Saline reviendront également : visite de l’exposition, diner ou pique-nique dans les jardins ainsi que la découverte du Centre de lumières qui diffusera un film autour de l’univers du peintre plasticien René Myrha. “Il nous a prêté une reproduction de sa grande sculpture qui sera comme la statue du Commandeur en haut des marches de la Maison du Directeur”, a expliqué Hubert Tassy, “et le petit personnage qu’il tient dans ses mains, le collectionneur d’illusions dans son tableau, c’est lui que l’on va retrouver dans le film.”
On retrouvera nos amis les insectes dans la programmation musique classique. L’Orchestre Dijon Bourgogne interprétera en effet un ciné-concert autour du film Microcosmos le 13 juin, conviant notamment la soprano Camille Joutard. On aura pu entendre auparavant cette dernière, les 29 et 30 mai, dans le deuxième opéra pour enfants de la Saline royale, Lux Salina, l’Opéra, conviant également un petit chœur, un grand chœur de 150 enfants ainsi que des musiciens de l’Orchestre Victor Hugo, autour de l’histoire du maître des lieux, Claude-Nicolas Ledoux. L’Orchestre Français des Jeunes poursuivra sa résidence à la saline, entre formation et concerts publics cet été et à l’automne.
On n’oublie pas les concerts de musiques actuelles, grande nouveauté de l’an dernier à la saline, programmation éclectique dans la nouvelle salle Ledoux, avec notamment Les Wampas le 14 mars, du jazz avec Roberto Fonseca et Vincent Segal le 21… Des concerts rock, ou intimistes… ou un peu moins, à ciel ouvert comme ceux de Gims et Sting les 25 et 26 juillet.
D’autres temps forts émailleront l’année : trail des deux salines, marché de Noël, Noël a cappella avec le chœur Les Métaboles… Plus proche de nous, une journée Patrimoine mondial en fête le 19 avril sera organisée avec le collectif des sites UNESCO. Quant à Tempus Floris – Le temps de la fleur les 20 et 21 juin, il s’agira d’un festival dédié à la création florale contemporaine, “un joli pendant à la Foire aux Plantes qui a lieu à la mi-octobre”, a conclu Hubert Tassy.
– Dominique Demangeot –
