Pour cette nouvelle programmation, Les Scènes du Jura nous ouvriront l’appétit avec la Compagnie Miam Miam, lors de deux présentations de saison à Dole (8 septembre) et Lons-le-Saunier (10 septembre).
Difficile d’en dire davantage car la scène nationale souhaite ménager la surprise pour ces deux ouvertures. On retrouvera aussi le nouveau temps fort des arts de rue, Folies Douces, organisées les 18 et 19 septembre avec L’Amuserie à Lons-le-Saunier. Un moment qui sera notamment pris en mains par le Théâtre Group’. Dans Brico-Démo, deux bricoleurs présentent une nouvelle cheville miracle pour tout fixer, mais la démonstration ne se passe pas comme prévu. Au programme également, entre autres compagnies, le Galactik Ensemble avec Hot Dog, “fresque acrobatique, burlesque et musicale, autour de la lutte”, comme le décrit la compagnie.
Après cette rentrée musclée, la saison reprendra son rythme de croisière entre théâtre, danse, musiques, cirque et formes hybrides. Le répertoire sera représenté, dès le 29 septembre avec On ne badine pas avec l’amour. Émilie Lacoste adapte, dans une scénographie de verre et de lumière, la pièce qu’écrivit Musset à 24 ans, juste après sa rupture avec George Sand. Corneille lui aussi, n’a pas trente ans lorsqu’il écrit L’Illusion comique, adaptée par le Collectif L’Émeute à voir en janvier.
Un bel exemple de transdisciplinarité sera What Remains les 3 et 4 novembre par Cille Lansade, membre de la compagnie Anomalie associée aux Scènes du Jura. Mêlant théâtre, danse, cirque, musique et arts visuels (un peu à l’image du Concert augmenté de clôture lors de Y mettre du sien ! 2026), What Remains, élaboré avec Mør Collective, nous transporte en pleine apocalypse. Quand tout s’effondre, que
reste-t-il ? La résilience et l’entraide, peut- être. Le souhait d’un élan collectif que l’on retrouvera à d’autres moments de la saison aux Scènes du Jura.
La musique s’immiscera dans de nombreuses créations à l’image de Roméo par la cie Didascalie, relecture dansée (et électrifiée) de la pièce de Shakespeare, ou encore en mode cabaret avec Vaslav d’Olivier Normand. Des rendez-vous en configuration concert plus traditionnelle convieront notamment Nous étions une armée, entre rock, électro et scansions poétiques qui ne sont pas sans rappeler le groupe Fauve, ou encore Feu! Chatterton. La musique s’envisagera aussi à l’aune de la pop avec un grand rendez-vous à La Commanderie en partenariat avec le Moulin de Brainans fin janvier, conviant la chanteuse Suzane, ou des musiques du monde et de la poésie soufie avec Walid Ben Selim. L’Orchestre Dijon Bourgogne viendra par deux fois dans le Jura, à l’occasion de son concert de Nouvel An le 10 janvier autour des valses viennoises notamment, et en avril à Dole au festival Pupitres en liberté pour le programme Cordes Sensibles.
Rencontre avec Cédric Fassenet, directeur des Scènes du Jura
La danse nous transportera de l’Espagne (flamenco mêlé aux cultures urbaines avec Stéréø Kompás en octobre)… jusqu’aux Enfers avec le mythe d’Orphée et Eurydice adapté par Raphaëlle Boitel en décembre (Un contre un). Un art chorégraphique prompt à s’allier à d’autres disciplines, ou à mobiliser le territoire comme ce sera le cas avec les Mémoires Dansées d’Olivier Lefrançois. La danse pour évoquer également des sujets d’actualité comme De l’horreur et du sublime par Le Gazouillis des Éléphants. La compagnie nous plongera dans une ambiance de guerre civile pour dépeindre “les pulsions et les passions humaines en temps de crise”, une fois que les digues sociales ont définitivement cédé.
– Paul Sobrin –
scenesdujura.com

