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Les photographies de Yusuf Sevinçli à découvrir à Mulhouse jusqu’au 6 mars

Yusuf Sevinçli Sans titre, Série POST (004), 2011 Courtesy Galerie Les filles du calvaire

Yusuf Sevinçli
Sans titre, Série POST (004), 2011
Courtesy Galerie Les filles du calvaire

L’exposition du photographe turc Yusuf Sevinçli, inaugurée à l’occasion des derniers Vagamondes en janvier dernier, est prolongée jusqu’au 6 mars à La Filature de Mulhouse. L’occasion de revenir sur Dérive, exposition dans laquelle le jeune photographe développe une certaine idée de l’errance, arpentant le monde pour en capter des instantanés très personnels.

Ces tranches de vie quotidienne, fugaces, prises à la faveur du hasard, Yusuf Sevinçli les emprisonne dans un grain photographique abondant, et un noir et blanc qui exclut toute fioriture. L’artiste arpenteur travaille d’ailleurs en argentique, peut-être pour demeurer encore un peu plus dans cet instant décisif du déclenchement, sans possibilité de retour en arrière. À Mulhouse, la galerie de La Filature nous propose une exposition rétrospective pour en apprendre plus sur ce jeune photographe de 35 ans, présentant des images prises notamment entre Marseille et Vichy, Istanbul et Calcutta.

Yusuf Sevinçli Sans titre, Série Good Dog (004), 2008 Courtesy Galerie Les filles du calvaire

Yusuf Sevinçli
Sans titre, Série Good Dog (004), 2008
Courtesy Galerie Les filles du calvaire

Pour Yusuf Sevinçli, la photographie relève de l’immersion. Cet ancien étudiant en journalisme va à la rencontre des lieux et des personnes. Le contraste, comme celui que l’on observe sur ses images souvent très graphiques, ne l’effraie pas. Un contraste au sens propre comme au figuré. De la tumultueuse Istanbul, à la tranquille petite cité de Vichy, dans laquelle il a réalisé des portraits des habitants, Yusuf semble partout chez lui, artiste en partance/résidence perpétuelles, menant ses expéditions avec pas moins de six appareils photos (argentique oblige). De ses tirages s’extirpe alors une réelle mixité sociale, pour employer une expression en vogue. Yusuf Sevinçli donne corps à ce brassage à travers ses clichés. Le preneur d’images à la dérive s’arrange pour être le plus proche de ses sujets, d’où le lien, primordial, fusse-t-il éphémère, à ménager avant toute chose avec les personnes et les lieux.

Exposition Dérive, Yusuf Sevinçli, La Filature, Mulhouse, du 13 janvier au 6 mars 2016
www.lafilature.org

 

 

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