La nouvelle saison 2025-2026 de l’Opéra de Dijon débutera le 19 septembre avec la venue de l’Orchestre de Chambre de Lausanne dirigé par Renaud Capuçon. Chargé d’assurer une année de transition suite au départ de Dominique Pitoiset, Olivier Lombardie évoquait en mai dernier une saison “dans la continuité des quatre dernières”, qui comportera 42 propositions dont 6 opéras et spectacles lyriques, 27 concerts mais aussi 9 spectacles de danse, également du cirque et de la magie.
Le directeur général a notamment mis en avant la belle place faite à la création féminine sur la saison à venir, “que ce soit au niveau des voix, des metteuses en scène, des interprètes mais aussi des compositrices”. Ainsi, aux côtés de Schumann et Beethoven, Renaud Capuçon a souhaité mettre en lumière le répertoire d’une compositrice, Charlotte Sohy. Née en 1887, ses origines aisées (riche famille d’industriels) ne l’ont pas dispensée de prendre un pseudonyme masculin (Charles Sohy) pour pouvoir publier ses partitions post-romantiques. Aujourd’hui on redécouvre son travail. Le 27 septembre, Sylvaine Hélary, à la tête de l’Orchestre National de Jazz, présentera le répertoire de la pianiste et compositrice Carla Bley dans le cadre du Tribu Festival. Une œuvre de Sylvaine Hélary sera également interprétée par Jeanne Bleuse et Julian Boutain plus tard dans la saison, le 1er février (programme Road Movies). Du côté des récitals et du piano, l’automne verra notamment le retour de la grande Elisabeth Leonskaja qui interprétera Schubert mais également le répertoire féminin russe le 2 octobre.
La saison lyrique sera inaugurée par un double programme, deux opéras d’une heure en novembre : Cavalleria Rusticana de Pietro Mascagni et Pagliacci de Ruggero Leoncavallo, de la fin du XIXème siècle à Milan et Rome, dont les airs sont très connus, « deux opéras qu’on a l’habitude de jouer ensemble parce qu’ils ne font qu’une heure, dans le même style, des opéras véristes, la tendance artistique de la fin du XIXème siècle”, expliquait Olivier Lombardie. Débora Waldman sera à la baguette sur ces deux rendez-vous qui convieront Orchestre Dijon Bourgogne, Chœur de l’Opéra de Dijon mais aussi la Maîtrise de Dijon et le Chœur de l’Opéra Orchestre national Montpellier. Une comédienne et six danseurs prendront également part à cette double création. Le volet lyrique sera constitué cette saison de quatre opéras et deux concerts lyriques, dont Theodora de Haendel, oratorio proposé par le luthiste Thomas Dunford et son Ensemble Jupiter le 12 octobre. Le jeune public ne sera pas oublié avec neuf propositions, dont Les Contes de Perrault en novembre. Valérie Lesort sera de retour pour mettre en scène la partition de Félix Fourdrain. Les décors s’inspireront des livres pop-up, le tout sous la baguette du fantasque chef Dylan Corlay à la barre des Frivolités Parisiennes !
Enfin la saison chorégraphique débutera sous la figure tutélaire de William Forsythe le 7 octobre, dont le Ballet de l’Opéra national du Rhin interprétera trois pièces phares. Tout au long de la saison, les générations vont se succéder entre Anna Teresa de Keersmaeker, Angelin Preljocaj ou encore Hofesh Shechter, jeune chorégraphe issu de la troupe d’Ohad Naharin, pour ne citer qu’eux.
– Paul Sobrin –