Musique

Théâtre National de Strasbourg – Parution du deuxième numéro de la revue Parages

Le deuxième numéro de la revue du Théâtre National de Strasbourg, Parages, est sorti en avril, diffusé et distribué une fois encore par les Solitaires Intempestifs. Fondée par le directeur du TNS, Stanislas Nordey, Parages se veut “revue de réflexion et de création”. Elle gravite certes autour de l’univers du théâtre contemporain, mais les thématiques et la forme des publications qui la composent balaient un large spectre.

Revue Parages 02 du Théâtre National de StrasbourgLes textes sont en effet de formes diverses : fictions, essais, correspondances comme celle entre Alexandra Badea et Anne Théron, metteure en scène associée au TNS, qu’elles soient réelles ou fictionnelles à l’image de celle établie entre Eric Noël et Christophe Pellet, “une correspondance amoureuse… par-delà les frontières et les longues distances, livrée à un temps et un espace indéfinis et mouvants”, écrit Frédéric Vossier, concepteur et directeur éditorial. On retrouve des plumes déjà croisées dans Parages 01, telle Joëlle Gayot qui compare l’écriture théâtrale à un coït, car les mots ont un corps, les mots sont chair, comme le souligne Joëlle en faisant référence à un texte de Valère Novarina, La Chair de l’homme. Une luxure ou plutôt “odeur de luxure” que l’on retrouve dans le texte de David Léon qu’elle a invité. Car Parages est aussi l’occasion de faire des rencontres avec des auteurs, conviés par des membres de l’ensemble éditorial. Jean-René Lemoine écrit sur la perte de la mère, sur l’exil également. Mohamed El Khatib, avec Faut pas pleurer, propose quant à lui une sorte de suite à son texte de l’an dernier Finir en beauté consacré, là encore, à la mère disparue.

Parages accueille des textes inédits. Christophe Fiat évoque la féminité à travers deux écrits, l’un prenant pour thème le concours de Miss Monde, l’autre autour de la figure de Cléopâtre incarnée à l’écran par Elizabeth Taylor. Des réflexions sur l’écriture théâtrale sont aussi proposées. Bérénice Hamidi-Kim s’entretient ainsi avec Samuel Gallet et Enzo Cormann, tandis que la revue publie en outre un focus sur L’Arche Éditeur – l’occasion notamment d’un bel éclairage sur le travail de Fabrice Melquiot par Marie-Amélie Robilliard. Les jeunes auteurs ont aussi voix au chapitre. On peut découvrir Pauline Peyrade à l’occasion d’un portrait chinois de l’auteure et d’une réflexion autour du féminin/féminisme, et Céline Champinot, cette dernière revisitant l’origine – biblique – de l’homme dans sa nouvelle création en cours. On retrouve aussi Lancelot Hamelin, déjà présent dans Parages 01, qui proposait à l’époque un subtil “portrait-collage” de Philippe Malone ainsi qu’un texte sur Philippe Quesnes. Il se fait ici chroniqueur et produit un “hommage gonzo” comme l’écrit Frédéric Vossier, au fameux Théâtre du Rond-Point, tour à tour salon de défilé, meeting à peine déguisé par François Hollande, et bien sûr salle de spectacle. Intéressante mise en parallèle, sans concessions, entre le théâtre dit “subventionné” et le théâtre privé, recherche documentaire… le style en plus.

Paul Sobrin

Pour se procurer la revue Parages 02

Consulter la chronique du premier numéro de Parages en août 2016 : http://www.diversions-magazine.com/parages-nouvelle-revue-du-theatre-national-de-strasbourg/

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