Un Vent de Hip-Hop sur Morteau 2016

> Article publié à l’origine dans le numéro de décembre 2015 du journal Diversions Besançon – consulter le PDF ici

Déjà la douzième édition du festival Un Vent de Hip-Hop sur Morteau, qui soufflera sur la ville en janvier prochain. Plusieurs rendez-vous pour découvrir un domaine artistique bien défini, la danse hip-hop, aux esthétiques pourtant très variées, comme le démontreront les trois compagnies conviées cette saison.

Un Vent de Hip-Hop sur Morteau 2016C’est le 14 janvier que sera inauguré le festival avec la venue de la compagnie Anothaï. Ici le hip-hop se mêle à la culture japonaise, dans ce spectacle, Ô, dans lequel l’eau est un élément central. Une fine pellicule liquide recouvre en effet le sol, et les danseurs de composer avec cette eau qui ondule ou virevolte selon les mouvements. C’est bien la relation entre les corps et cet environnement liquide qui est au cœur de Ô, ainsi que la culture japonaise que l’on perçoit à travers la musique mais aussi un grand tambour originaire de l’île de Sado. Le trio de danseurs évolue au son d’une musique et d’une voix envoûtantes, trois danseurs à la merci de la mer, élément à la fois poétique et imprévisible, qui peut être source de vie ou de chaos.

Le lendemain 15 janvier, le festival proposera une « conférence dansée », Hip-hop(s) or  not… ?, par la compagnie Daruma originaire de Clermont-Ferrand. Conférence, mais aussi vraie pièce chorégraphique pour mettre à mal quelques idées reçues sur le hip-hop et la danse en particulier. L’histoire de la culture hip-hop, et toute sa richesse, est évoquée ici.

Compagnie Anothai au festival Un Vent de Hip-Hop sur Morteau 2016

Compagnie Anothai au festival Un Vent de Hip-Hop sur Morteau 2016 – Photo : Masahiko Photo

Le samedi 16 janvier, c’est la compagnie Pyramid qui clôturera cette nouvelle édition du festival avec Ballet Bar. La troupe rend hommage ici à la musique, « notre échappatoire dans ce vacarme ambiant. Tantôt douce, tantôt brute, harmonieuse ou saccadée ». La musique, indispensable aux danseurs, leur élément premier, que Pyramid évoque dans un décor rappelant les clubs de jazz new yorkais. La danse hip-hop côtoie ici le mime, le théâtre d’objets et le cirque. L’humour n’est pas non plus absent de la pièce. Après les thèmes de la manipulation génétique, des rapports israélo-palestiniens, et nos sociétés modernes, la compagnie investit un nouveau champ de recherche avec la musique. Une musique qui va puiser ses racines dans le hip-hop mais aussi le charleston, le tango, l’électro…

– Marc Vincent –

Un Vent de Hip-Hop sur Morteau, Théâtre de Morteau, du 14 au 16 janvier
www.morteau.org

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