Charles Bradley – Changes

Daptone / Differ-ant /2016

SOUL

Désirant marcher sur les traces de James Brown depuis l’âge de 14 ans, celui qui l’a incarné à travers divers groupes de reprises tant pour sa ressemblance physique que son timbre de voix a dû cependant attendre ses 60 printemps pour enfin connaître le succès en son nom. La rencontre avec Thomas Brenneck, producteur et guitariste des Budos (autre formation signée chez Daptone Records) a permis à Charles Bradley d’enfin vivre son rêve, laissant derrière lui une vie précaire et cabossée.

Chroniques Charles Bradley ChangesCe troisième opus n’a jamais aussi bien porté son nom. L’heure est bien au changement et même si justement le titre Changes a été emprunté à Black Sabbath, le soul man au cœur brisé ouvre l’album sans rancœur par le chant gospel de God Bless America. Malgré les sujets pourtant difficiles abordés dans les textes du bonhomme, hors de question cependant de verser la moindre larme. Dans la continuité de ses précédents albums, on retrouve sans grande surprise la soul de Good To Be Back Home ou encore You Think I Don’t Know (But I Know) tout comme les rythmiques funky seventies à l’image d’ Ain’t it A Sin, bien que sonnant très James Brown, devraient se révéler diablement efficaces sur la piste de danse.

La scène, c’est justement là que Charles Bradley excelle et se donne corps et âme du haut de ses 67 ans. Pas pour autant essoufflé bien au contraire, le natif de Brooklyn confirme avec Changes qu’il  est toujours aussi impressionnant et qu’il a bien mérité son surnom de « Screaming Eagle Of Soul ».

Johan Perrin

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