Strasbourg/Mulhouse/Colmar – Les Noces de Figaro à l’Opéra national du Rhin

L’OnR prépare Les Noces de Figaro, première collaboration entre Mozart et l’abbé librettiste Da Ponte qui adaptaient en 1786 la pièce de Beaumarchais. Une production aux allures internationales avec une cheffe allemande qui dirigera l’Orchestre National de Mulhouse, Corinna Niemeyer, et une metteuse en scène britannique, Mathilda du Tillieul McNicol.

Les Noces de Figaro à l’Opéra national du Rhin – Photo : Sébastien Plassard

La Folle journée ou Le mariage de Figaro rencontrait le succès à Paris deux ans plus tôt, avec dans son sillage une atmosphère sulfureuse, et censurée depuis six ans, l’aristocratie y étant ridiculisée au profit du peuple. Mozart et Da Ponte parviennent à convaincre l’empereur Joseph II d’autoriser l’opéra, qu’ils annoncent avoir édulcoré (en particulier les attaques contre la noblesse). Mais Les Noces de Figaro demeure une œuvre à la portée politique évidente, en un siècle des Lumières, époque de vifs débats, trois ans avant la Révolution française. Et l’opéra-bouffe de s’attaquer aux inégalités sociales, conservant aussi une certaine impertinence comme lorsque Figaro demande à l’acte I : “Se vuol balare signor Contino” ( Si vous voulez danser, Monsieur le petit Comte…). Les abus de pouvoir de l’aristocratie sont toujours dénoncés mais de manière plus subtile. Les Noces sont aussi un moyen pour Mozart de régler ses comptes avec le prince-archevêque de Salzbourg qui l’a congédié de son poste de maître de musique en 1781.

La Comtesse Almaviva déplore que son époux la délaisse, plus intéressé par sa servante, Susanne, qui va quant à elle bientôt se marier à son homme à tout faire Figaro. Ce dernier va justement… tout faire pour contrecarrer son maître. Quant à la comtesse, elle tente de reconquérir le cœur de son mari. Les Noces de Figaro est resté célèbre pour ses airs (pas moins de quatorze dans l’opéra) et en particulier le fameux “Voi che sapete” de Chérubin, jeune page tour à tour amoureux de la Comtesse, de Susanne et Barbarine, la fille du jardinier. Une large palette de sentiments explorée dans cette satire sociale sévillane, qu’il s’agisse des troubles de l’amour ou des rapports humains de manière générale. La musique accompagne cette “folle journée” émaillée de quiproquos, rebondissements et manipulations (tant de la part des maîtres que des valets).

– Paul Sobrin –

Les Noces de Figaro, Strasbourg, Opéra; Mulhouse, La Sinne; Colmar, Théâtre municipal, du 28 avril au 31 mai
operanationaldurhin.eu

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