Marie Lebey – La valeur des rêves

ROMAN

Léo Scheer

Parution le 1er février 2023

Quelle n’est pas la surprise de Simon Bret lorsqu’il découvre, dans un club de vacances, une œuvre du sculpteur américain Alexander Calder sur laquelle reposent… des maillots de bain de touristes. Le commissaire-priseur missionne alors Lucie de Clichy pour s’assurer de la paternité du prétendu chef d’œuvre.

Marie Lebey - La valeur des rêves - Chronique dans le magazine DiversionsLa sculpture monumentale, mystérieusement baptisée Moustipic, va mener la jeune enquêtrice jusqu’à l’atelier de peinture de l’artiste américain exilé, La Gouacherie à Saché, petite commune d’Indre-et-Loire.  Pour ce septième roman, Marie Lebey s’est inspirée de la riche carrière d’Alexander Calder dont elle retrace le parcours. Né dans une famille d’artistes, l’ingénieur en mécanique se découvre une passion pour le dessin, avant de faire de la sculpture son activité principale : jouets articulés, cirque composé de personnages en fils de fer qu’il anime lui-même, installations… Le lecteur plonge dans l’univers fécond de l’artiste, décrit avec une réelle érudition par la romancière. Son personnage, totalement novice en matière d’art contemporain, rencontre tour à tour le soudeur fétiche de Calder, l’ancien maire de Saché et d’autres personnes qui ont croisé l’artiste.

La valeur des rêves questionne, sur un ton souvent léger, ce qu’est une œuvre d’art, de quoi sont tissés nos rêves, ici ceux des artistes à l’image de Calder qui a su, durant toute sa carrière, garder « intact son univers poétique ». Marie Lebey propose enfin une réflexion sur l’évolution de l’art, « passé de la charcuterie fine au thé vert, d’un peinte boulimique à une peinture anorexique », et sur ses rapports avec le marché et l’argent : le « cœur du réacteur » comme le pense la comptable du commissaire-priseur. La romancière s’amuse beaucoup dans ce court roman. Ses personnages s’appellent Loiseau, de la Vigne, Métadone… Le vrai nom du maire de Saché est Paul Métadier, mais le soudeur de Calder, Michel Coquelet, s’appelait vraiment ainsi… Dans un livre où la romancière se plait à brouiller les pistes, elle ajoute une autre dimension à son roman en évoquant également la deuxième guerre mondiale et la résistance.

Paul Sobrin

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