Le Dancing CDCN propose une nouvelle édition de son festival itinérant, portant les arts chorégraphiques entre espaces naturels et architectures urbaines. Une 27e édition où la danse in situ demeure plus que jamais un terrain de jeux et d’expérimentations pour les artistes.
À suivre durant deux week-ends, le festival nous mènera tout d’abord à Quetigny et Dijon les 26 et 27 septembre. Par deux fois, Caroline Grosjean investira la Médiathèque La Parenthèse avec son solo L’envers, “nomade et tout terrain”. Une bonne définition d’Entre cour et jardins qui invitera aussi, le samedi 26 septembre, Marine Colard. Elle nous donnera rendez-vous à la piscine des Grésilles pour sa Pool Party, “miniatures de danse contemporaine, de scènes, de chant lyrique et de performances, des vestiaires à l’espace bien-être”, explique la chorégraphe. Cette dernière s’est inspirée de l’environnement des piscines ainsi que du mermaiding, pratique aquatique à la croisée de l’art et du sport. Le tout clôturé par un DJ Set où le public sera invité à danser dans l’eau! Pool Party est le second volet d’un diptyque autour de la métamorphose et du mythe de la sirène. “Avec Pool Party, j’inscris ma recherche dans un lieu bien réel de la vie municipale, la piscine”, explique la chorégraphe. “Il s’agit ici non de faire venir le public à nous mais d’investir un espace où la mixité sociale se compose d’elle-même.” Un moment que Marine souhaite “drôle, léger, poétique et ludique” !
Laurent Pichaud présentera La cour des Anges le dimanche à 14h à l’École Flammarion de Dijon. La pièce dont il s’inspire (Le Saut de l’Ange de Dominique Bagouet), entretient un rapport très fort avec l’enfance, une dimension ludique de par l’usage de déguisements et la collaboration avec l’artiste visuel Boltanski. Réflexion sur la transmission de la danse, voire sur la transposition d’une œuvre (du plateau à une cour d’école). Laurent Pichaud a également pris le parti de convier les interprètes d’origine pour marquer le passage du temps sur les œuvres… mais aussi sur les corps.
Pour son deuxième week-end des 3 et 4 octobre, Entre cour et jardins retrouvera les espaces naturels parmi les Jardins de Barbirey-sur-Ouche. Avec Essaim Patron, “pièce chorégraphique apicole” comme la définit Céline Larrère, la Cie Morula fera rimer danse et conférence, collaborant avec un spécialiste de l’intelligence des insectes et un musicien électro-acoustique. Confrontation de points de vue, entre arts et sciences, pour repenser notre rapport au vivant et à la biodiversité en particulier.
Quant aux Chemins sonnants de Christine Bertocchi, ils inviteront à une promenade musicale, à marcher dans le sillage des artistes… et de la nature. Les sons naturels et ceux produits par les humains se mêleront dans cette création toujours renouvelée selon les lieux. Après l’abbaye de Fontenay, Bussy-le-Grand… les Chemins vont (ré)sonner dans les jardins de Barbirey-sur-Ouche pour une version inédite de cette déambulation. La voix de Christine Bertocchi et les instruments se comportent de manière différente selon les espaces, tandis que les paysages, toujours changeants eux aussi, façonnent l’imaginaire du public.
Pour Ametonyo Silva, les souvenirs, les sensations ne résident pas uniquement dans nos cerveaux mais s’inscrivent aussi dans nos corps. Assombração, en portugais, c’est une présence mystérieuse, persistante, qui nous accompagne. Cette création tourne autour des mémoires qui nous hantent, le corps du danseur devenant le théâtre d’apparitions et de disparitions.
– Paul Sobrin –
Entre cour et jardins, Dijon et Quetigny, 26 et 27 septembre, Jardins de Barbirey et alentours, 3 et 4 octobre
Gratuit sur réservation
Programme complet : ledancing.com


