Musique

Audincourt – Rencontres et Racines 2019 du 28 au 30 juin

Le parc de la Filature prend une fois encore des couleurs au début de l’été avec une nouvelle édition du festival Rencontres et Racines. Porté par la Ville d’Audincourt, l’événement propose une programmation ensoleillée, à base de musiques jamaïcaines et d’autres régions du monde, mais aussi des artistes évoluant dans les univers hip-hop, électro… Parallèlement à ce riche programme, Rencontres et Racines convie en outre le public à découvrir son traditionnel village associatif, composé principalement d’associations à vocation humanitaire.

innaLe premier soir sera à l’image du festival: divers et coloré. Du côté des musiques du monde, on ira à la rencontre de Inna De Yard, un collectif jamaïcain qui réunit quelques musiciens mythiques et les jeunes pousses du reggae. Le groupe sortait en avril son nouvel album éponyme, rassemblant légendes intemporelles et jeune génération. Cedric Myton des Congos, Winston McAnuff entre autres papies du reggae mais aussi les jeunes Var et Kush McAnuff, les Viceroys, Horace Andy composent notamment la troupe. Changement d’hémisphère avec La Maison Tellier, dont le sixième album Primitifs Modernes vient de sortir. Une nouvelle fois la mélancolie le dispute aux riffs électriques des guitares, portant des textes ciselés dans la grande tradition de la scène française. On retrouvera aussi Hoshi, alias Mathilde dont le tube de l’an dernier La marinière a fait tourner les têtes de bien des auditeurs. Sa voix rauque évolue dans des univers pop, et si elle chante « Comment je vais faire », l’artiste a pourtant un bel avenir devant elle.

Rencontres et Racines 2019

Le samedi, les musiques du monde seront de retour, et le reggae en particulier avec des artistes tels que Tiken Jah Fakoly ou encore Pierpoljak. Les amateurs de rap ne manqueront pas la venue de Youssoupha. L’artiste originaire de Kinshasa publiait l’an dernier son nouvel opus Polaroïd Experience, où Youssoupha chante pour la première fois et revient sur son passé, évoque ses racines africaines et le temps qui passe. Le public pourra également découvrir Lombre, jeune rappeur qui a fait les premières parties de Bigflo & Oli. Les esthétiques électro ont aussi leur place à Rencontres et Racines avec notamment le duo Nasser, qui mêle à ses machines des couleurs rock. Les Marseillais revenaient l’an dernier dans les bacs avec The Outcome, entre synthés et guitares. L’électro sera également représentée localement avec Sorg, beatmaker bisontin qui apporte aussi dans sa musique des éléments hip-hop.

negLe dimanche, le festival recevra les mythiques Négresses Vertes, qui se sont reformés en 2015 après 15 ans d’absence. Melino, le guitariste chanteur, est à l’initiative de cette reformation, le groupe sortant l’an dernier C’est pas la mer à boire, reprenant les deux premiers albums des Négresses Vertes entre 1987 et 1993, date de la mort prématurée du chanteur Helno. Les Négresses Vertes ont représenté de belle manière la musique alternative au tournant des années 90, entre rock et chanson française, métissée aux musiques arabo-orientales. Le voyage se poursuivra avec la musique caribéenne de la presque octogénaire Calypso Rose, et avec la fanfare de l’Ensemble National de Reggae, que l’on pourra retrouver en déambulation sur le site du festival lors de la journée de dimanche. Également cette année, entre le hip-hop mâtiné de jazz d’Hocus Pocus, la chaude électro-dub d’Ashkabad ou encore le groupe franco-chilien de Sidi Wacho, citons la présence d’un diamant noir : Metro Verlaine. Ces jeunes Normands lorgnent de l’autre côté de la Manche, tendance Cure et Joy Division, mais avec des textes en français qui tiennent largement la route !

 

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