Le Festival international de musique revient pour une 79e édition dans la capitale comtoise, et ailleurs en Franche-Comté en partenariat avec plusieurs structures culturelles. Sans son concours de jeunes chefs cette année puisque ce dernier est biennal, la programmation n’en demeure pas moins éclectique avec d’un côté quelques grands moments classiques comme la fameuse Symphonie du Nouveau Monde de Dvořák, et de l’autre une ouverture sur le monde et ses musiques.
Vendredi 11 septembre, le festival sera inauguré sur un grand rassemblement Place de la Révolution. En compagnie du Concert Spirituel, on remontera jusqu’à l’époque baroque avec quelques “tubes” que sont le Te Deum de Charpentier ou encore Water Music de Haendel, le tout joué sur des instruments anciens. Baroque sera également une partie du récital donné par le guitariste classique David Demange et son compère contre-ténor Serge Kakudji. Purcell, Monteverdi côtoieront d’autres temps comme le XIXe siècle de Schubert. Deux rendez-vous aux Salons de la Préfecture d’ores-et-déjà complets, mais d’autres occasions seront données d’apprécier la musique dans des cadres intimistes. Les cuivres se feront tout doux dans la cour du musée du Temps le 19 septembre à 15h30 avec l’ensemble No Slide, jeune formation composée de cornets et saxhorns, entre musiques populaires et savantes dans un premier temps, et françaises dans un second. D’autres moments attendent le public en entrée libre comme les Apéros Jazz, du 16 au 19 septembre en plein air, Place Granvelle.
Le festival accueillera bien sûr de grands ensembles comme l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie pour un programme autour de Chopin et deux concertos de jeunesse, ou encore l’Orchestre Philharmonique de Stuttgart pour des couleurs romantiques (Strauss, Brahms) et en ouverture une pièce de Régis Campo, compositeur en résidence du festival que l’on retrouvera à différents moments de la manifestation. C’est l’Orchestre Victor Hugo qui clôturera cette édition 2026, retrouvant le duo de pianistes Ludmila Berlinskaïa et Arthur Ancelle pour le Concerto pour deux pianos et orchestre de Poulenc. Une fin de festival aux couleurs écossaises avec Britten (Scottish Ballad op.26 pour deux pianos et orchestre) et Mendelssohn (Symphonie n°3 « Écossaise »).
On pourra réentendre une partie de ce programme au Théâtre de Montbéliard lors des Ouvertures musicales de MA scène nationale le 19 septembre. L’occasion de rappeler que le festival voyage aussi en région ! Cordes avec le Quatuor Zaïde à l’église de Baume-les-Dames, ou œuvres sacrées à la Basilique Saint-Pierre de Luxeuil-les-Bains, entre Renaissance et contemporain. Ce dernier programme est la création 2026 de La Tempête, inspiré de La nuit du cœur de Christian Bobin, voyage intérieur mis en espace et en lumières autour de la Messe à double chœur de Frank Martin, l’un des chefs d’œuvre des polyphonies vocales. Quant au Théâtre de Dole, il invitera le public à une Nuit Fantastique, en compagnie du trompettiste Romain Leleu et son sextet. Quand le jazz voisine avec le classique. Pour l’occasion, Régis Campo a recomposé deux pièces dans le cadre de sa résidence.
– Marc Vincent –
Festival international de musique Besançon Franche-Comté, Besançon et autres lieux, du 11 au 20 septembre
festival-besancon.com


