Le 24 janvier prochain, la musique gospel résonnera à l’Espace Mendès-France. Un répertoire, interprété par le chœur dijonnais Singall, qui ira aussi vers la soul, à l’occasion de ce concert sous la direction d’Élodie Faivre et Chrystèle Allouis.
Singall a fêté récemment ses trente ans. À l’origine, l’ensemble était une association universitaire. “Il y a un peu moins de dix ans maintenant, on a quitté le giron de l’université”, nous explique Valérie Bardol, vice-présidente de Singall. “Il n’y avait quasiment plus d’étudiants dans le chœur”. Depuis deux ans cependant, l’association recrute à nouveau de jeunes voix. Chœur ouvert, Singall n’organise pas d’auditions. “Il suffit d’être majeur et d’avoir envie de chanter dans un groupe”, ajoute Valérie Bardol qui précise que l’apprentissage se fait exclusivement à l’oreille. Valérie elle, fait partie du chœur depuis bientôt vingt ans, une formation qui mêle les générations (les interprètes ayant de 18 à 80 ans environ). Avec plus de 190 inscrits, le chœur ne manque pas de bras, ou plutôt de cordes vocales, et ce sont environ 140 à 150 choristes qui seront présents à l’Espace Mendès-France. Une répétition se tient tous les mardis au lycée Saint-Bénigne à Dijon, en plus de répétitions supplémentaires ou de générales, quand des concerts se profilent. Travail rythmique, masterclass, coach vocal, sont aussi au programme de Singall durant l’année.
L’association propose désormais deux programmes par an. La date du 24 janvier à Quetigny sera “un peu hybride”, et à la demande de la municipalité, Singall a conçu un programme un peu différent. “On va retrouver des titres de la première partie de saison, mais sans ce qui était trop marqué Noël, et en intégrant quelques morceaux du nouveau répertoire.” L’occasion d’avoir un petit aperçu du nouveau programme de printemps, qui ne sera pas uniquement Gospel mais intégrera des éléments de musique profane avec des titres d’Aretha Franklin, Amy Winehouse, Nina Simone adaptés pour le chœur.
L’esthétique gospel reste bien sûr centrale, même si le chœur est laïque. “C’est une musique généreuse, de partage, universelle et ça fonctionne très bien, quelle que soit son histoire personnelle ou sa conviction.” L’ensemble pratique aussi beaucoup le Gospel contemporain (Kirk Franklin, Richard Smallwood), parfois accompagné par des musiciens, comme ce sera le cas à Quetigny. “Un gospel vraiment écrit pour le chœur, la masse. C’est vraiment notre identité.” Singall est donc un “mass choir”, permettant une écriture pour six voix, harmoniquement très riche (pupitres de soprano dédoublés, idem pour les altos + basses et ténors), même si les effectifs peuvent être plus restreints selon les situations. “On s’offre régulièrement cette liberté d’aller visiter toutes les esthétiques de la musique afro-américaine”, souligne Valérie Bardol. Funk, disco, soul… Singall chante tout comme son nom l’indique !
Propos recueillis par Dominique Demangeot
Singall, Quetigny, Espace Mendès-France, 24 janvier à 20h
Réservations : 03 80 48 28 43 ou culture@quetigny.fr
www.quetigny.fr/singall-gospel-2026


